dim, 5 juillet 2020

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Article 2 de la constitution algérienne : l’Islam est la religion de l’Etat !


“L’islam est la religion de l’Etat” est une trouvaille des dictatures arabes fussent-elles des théocraties, des autocraties ou réunissant les deux en monarchie – bien évidemment absolue- pour s’introniser en tant que gardienne de la religion mais surtout pour l’arracher des mains des islamistes.

Ensuite “ les gardiens de la religion” vont en faire un usage sur mesure selon les tendances du moment. Le contrôle des masses étant le premier objectif du régime, la religion a été employée pratiquement pour gérer toutes les crises politiques. 
En Algérie, le régime a adopté “l’Islam est la religion de l’Etat” sur recommandation de “ses frères d’Egypte” qui étaient en guerre contre “Les frères musulmans” organisation prônant un Islam radical, un obscurantisme protéiforme destiné à implémenter une doctrine intégriste totalitaire.


Mais l’Algérie loin de ressembler à l’Egypte, cette “trouvaille” n’aurait jamais dû figurer dans la première constitution algérienne de 1963 ( abrogée après le coup d’état de 1965)  qu’un autre “fakhamatouhou” avait imposée sans débats et sans consensus après avoir confié son écriture à un groupuscule de son choix.
Pour plusieurs raisons, à cette même époque, Ferhat Abbas avait refusé d’y apposer sa signature.
Puis leurs “frères d’Egypte” leur ont refilé tous les islamistes qui pullulaient dans le système éducatif égyptien pour les aider à arabiser l’enseignement en Algérie! C’est alors que les algériens ont découvert le châtiment corporel à l’école publique telle que la falaqa, des coups de barre sur la plante des pieds et les séries de coups de règles métalliques ou en bois sur les doigts. Quel gage de fraternité !


Nous avons ensuite découvert le début de la vague islamiste avec les enregistrements de l’imam incendiaire Abdelhamid Kichk qui “ soudainement” s’était mis à déverser sur l’Algérie ces fetwas excrémenteuses, pour le moins que l’on puisse dire. 
Puis vint le tour des Omrates organisées qui faisaient ni plus ni moins que de créer un chemin aux islamistes pour aller rejoindre les talibans en Afghanistan puis le FIS puis la décennie noire. Le Covid-19 a l’air d’un petit rhume à côté de cela ! Mais ceci n’a rien changé au régime qui a trouvé que c’était “intelligent” de reconduire cette même formule “d’Islam religion de l’Etat” pour “ récupérer” l’Islam de la main des islamistes, en organisant un retour massif sans précédent vers la religion, qui a totalement bouleversé la société algérienne jusqu’à même transformer sa derdja dans toutes ses dérivées en un langage provenant carrément du moyen-orient.


Pas de problème, “ fakhamatouhou Abdelaziz” a ordonné à la radio et à la télévision d’interrompre ses programmes pour diffuser l’appel à la prière et les zawiyates reçoivent du jour au lendemain de l’argent à flot à condition de prôner “ l’Islam politique” et d’inculquer à la population que c’est Dieu qui a voulu que Bouteflika soit président et chercher à destituer le président était contraire aux préceptes religieux (  لا يجوز الخروج على الحاكم )  alors qu’ils auraient dû appeler au Hirak depuis des années pour justement rester fidèles aux véritables fetwas !
Et alors que l’opium ou plutôt la cocaïne faisait ses effets, le peuple se faisait spolier par les 3isabets ! 
Et ça continue encore.
La main tendue vers les islamistes était devenue évidente depuis que Madani Mezreg, émir de la décennie noire, avait appelé ses partisans à participer massivement à l’élection présidentielle du 12 décembre 2019, criant au danger d’une conspiration contre le pays (?!) et contre la religion (??!) et fulminant ses imprécations contre le peuple sorti pourtant en millions pour réclamer la démocratie, annonçant pour finir que les revendications du Hirak avaient été satisfaites.


Ali Belhadj a aussi refait surface depuis l’arrestation du général Toufik et Rashad, dans le rôle de la parfaite victime, a réussi à s’incruster au sein du Hirak en jouant la carte de la démocratie “inclusive”. On parlera un autre jour du “d’où vient le financement de Rashad”. 
Pour ce qui est maintenant de cette formule “l’Islam est la religion de l’état”, elle fait partie des plus grandes escroqueries politiques au monde destinée à jeter de la poudre aux yeux aux musulmans pour s’accaparer de leurs opinions et ainsi de nourrir une opposition résolue contre les démocrates.


L’Islam ne tolère même pas les partis politiques. Ali Belhadj, lui-même, avait  émis une fetwa pour dire que c’était là juste un moyen le temps d’instaurer une république islamique et que la religion pouvait être transgressée dans ce cas là (??) puisque tout de suite après, il n’y aurait plus de partis politiques et le problème serait réglé !
L’état en tant qu’entité ne peut avoir de religion. l’Islam est une religion universelle qui concerne l’humanité entière. L’Islam ne peut être ni parti politique ni religion d’état et cet “Islam politique” n’est en fait qu’une corruption blasphématoire de la religion musulmane.


La manipulation de la religion que ce soit par le Régime ou par les islamistes devrait être proscrite et cet article “ Islam est la religion de l’état” devrait disparaître à jamais de la constitution algérienne.  

Chafik Ben Guesmia

cbenguesmia@yahoo.com

Les algériens refusent de se marier.

Le refus des hommes algériens de se marier menace la société algérienne. Plusieurs experts en sociologies ont tiré la sonnette d’alarme sur l’amplification de ce phénomène qui nuit à l’intégrité de la société algérienne.  

L’Algérie est classée quatrième pays arabe dans lequel l’âge du mariage est de plus en plus tardif. Il y aurait en Algérie 12 millions de femmes célibataires, dont 5 millions ayant dépassé 35 ans, selon de récentes statistiques fournies par le quotidien Echourouk. Toutefois, si le célibat des femmes a longtemps intéressé les spécialistes, c’est aujourd’hui le refus des hommes de fonder un foyer, pour des raisons souvent matérielles ou psychologiques, qui inquiète les spécialistes. Pour ces derniers, si les femmes ne se marient plus jeunes, c’est aussi parce que les hommes refusent de s’engager et préfèrent la vie de célibataire.

 

50 % des Algériens de plus de 30 ans ne sont pas mariés

Selon Thouraya Tidjani, chercheuse en sociologie à l’Université d’Alger, 50 % des Algériens ayant dépassé la trentaine refusent de se marier. Pour la majorité, les raisons financières et matérielles, telles que l’insuffisance des revenus mensuels ou la crise de logement sont évoquées. La chercheuse souligne le fait que certains hommes ayant dépassé la cinquantaine manifestent leur peur de l’engagement, soit en raison d’un échec antérieur, ou simplement par peur des responsabilités. « La vision que portent les hommes sur le mariage et l’union a nettement changé. Et il faut ajouter à cela le coût faramineux du mariage imposé par certaines familles », avance la spécialiste pour justifier le refus du mariage qui touche aujourd’hui de nombreux hommes algériens.

De son côté, Me Ibrahim Bahlouli, avocat auprès la cour d’Alger et enseignant en droit à l’université de Ben Aknoun évoque principalement les difficultés matérielles qui empêchent les hommes de penser sérieusement à fonder un foyer. Il cite également la réforme du Code de la famille, qui donne plus de liberté à la femme et couvre les droits de la divorcée, provoquant ainsi chez les hommes une peur de l’engagement.

 

Vers la création d’un fonds de mariage pour les hommes célibataires

Pour sauver la société algérienne d’un phénomène menaçant, M. Djelloul Hadjimi secrétaire général de la Coordination nationale des imams et fonctionnaires des affaires religieuses, a appelé l’État à créer un fonds d’aide aux hommes nécessiteux désirant se marier et ayant dépassé la trentaine. Pour l’imam, ce fonds, qui sera principalement alimenté par l’argent de la Zakat, viendra aider ceux qui ne se marient pas pour des raisons matérielles.

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