L’avenir incertain du PEQ sous la ministre Catherine Gentilcore
MONTRÉAL – Tout juste assermentée ce mercredi 21 octobre 2026 au sein du nouveau gouvernement minoritaire du Parti Québécois, la ministre de l’Immigration, Catherine Gentilcore, hérite d’un dossier brûlant : l’avenir du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Alors que la première phase de dépôt de ce programme de résidence permanente se termine le 31 octobre 2026, le milieu de l’immigration retient son souffle.
Le PEQ sera-t-il maintenu ou abrogé ?
Pendant la campagne électorale, le PQ a promis de réduire les seuils d’immigration permanente à 35 000 admissions par an. Pour y parvenir, deux scénarios se dessinent pour le PEQ :
- Le maintien sous conditions strictes : Le programme survivrait, mais avec des critères de francisation grandement rehaussés. Il deviendrait la voie principale pour recruter des candidats déjà installés au Québec, bloquant ainsi l’immigration économique provenant directement de l’étranger.
- L’abrogation définitive : Si le volume de demandes menace de dépasser les quotas fixés par le gouvernement, la ministre pourrait mettre fin à l’accès automatique du PEQ. Il serait alors remplacé par un système sur invitation (comme le PSTQ) pour trier les candidats au cas par cas.
Le gouvernement aura-t-il la majorité pour abroger le PEQ ?
La ministre Gentilcore devra toutefois manœuvrer prudemment. À la tête d’un gouvernement minoritaire, toute réforme majeure nécessitera l’appui de l’opposition, alors que le milieu des affaires pousse pour préserver ce bassin de main-d’œuvre qualifiée.
