Destitution de Hassan Guillet, un acte nuisible au Parti libéral du Canada?

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M.Hassan Guillet, ex-candidat du Parti Libéral du Canada, a animé le Mercredi 04 septembre une conférence de presse pour s’expliquer et apporter des éclaircissements adéquats suite à sa destitution.

Tout a commencé un vendredi 30 août, lorsque le Parti Libéral du Canada a décidé, à la surprise générale, d’annuler la candidature de M.Guillet dans le comté montréalais de Saint Michel – Saint Leonard. La raison invoquée par les libéraux fédéraux est une incrimination d’antisémitisme colportée par une organisation israélienne qui a accusé M.Guillet d’avoir tenu en 2017 des propos jugés antisémites sur sa page Facebook.

Une trahison, estime Guillet 

La décision de le démettre a été perçue par l’ex-candidat libéral comme une trahison. La peur des médias, selon lui, a poussé le parti libéral à le forcer, vendredi passé, à démissionner.

À la question posée par le correspondant du journal La Voix du Maghreb sur les répercussions d’une telle décision sur les citoyens, M.Guillet a exprimé sa déception tout en invoquant les conséquences dévastatrices sur le moral des citoyens canadiens d’origine immigrante. «Nous avons créé un mouvement d’espoir; nous avons dit aux gens que ce pays vous appartient, cette société est la vôtre. Arrêtez de dire vous êtes Algériens, Marocains, Libanais, Sénégalais. Vous êtes Canadiens»

Il a ajouté: «On est d’origines diverses, on a des passés différents. Nous sommes à la même place. On se dirige vers un avenir meilleur pour nous, pour nos enfants et pour notre pays le Canada»

« Les partis politiques ne veulent pas de nous comme députés ! »

«Cette décision va avoir un effet dévastateur. Les gens me disent : tu nous encourages à nous impliquer dans la vie politique de notre pays. Tu nous encourages à appartenir au Parti Libéral du Canada. On se rend compte maintenant que les partis politiques ne veulent de nous que nos votes, nos actions de bénévolat et nos contributions financières»

L’ex-candidat libéral conclut sur un ton déçu: «Ils veulent de nous que quelques Selfies, quelques photos avec les candidats». Une voix fuse de l’assistance présente: «Ils ne veulent pas de nous comme députés ! ».

Le parti libéral canadien risque de se mettre à dos une communauté musulmane qui lui a apporté un fort soutient lors des dernières élections fédérales tenues en 2015. Le PLC doit rapidement répondre aux nombreuses questions que se posent désormais les citoyens canadiens de religion musulmane, qui estiment être mis à l’index. 

Le vote prochain risque de nous surprendre par d’éventuels retournements d’alliances politiques.  

Le Parti libéral du Canada est averti..

Par Wahid Megherbi